Le Cuir

Mes aventures lors du travail du cuir

Mon histoire avec le cuir

Mon histoire avec le cuir remonte bien au-delà de ma naissance. On pourrait presque dire qu’il coule dans mes veines. En effet, le cuir est une affaire de famille : mon grand-père en vendait déjà. Sans doute est-ce pour cette raison que j’ai toujours été attiré par ce matériau noble, à la fois résistant et chaleureux, qui porte en lui les traces du temps et du travail des mains.

Je ne suis pas professionnel du cuir – ma passion première reste la photographie, mais pas seulement. Dès mon enfance, j’ai ressenti le besoin de travailler de mes dix doigts. La photographie, telle que je la concevais, était un art manuel à part entière. Dans mon labo noir et blanc, chaque étape comptait : développer les négatifs, tirer les épreuves sur papier, mais aussi aménager l’espace lui-même. À l’époque, on avait le choix : tout acheter clé en main, ce qui revenait cher, ou bricoler soi-même son matériel. J’ai toujours opté pour la seconde solution. Non seulement pour des raisons économiques, mais surtout parce que cela me permettait d’adapter chaque détail à mes besoins, à ma façon de faire. Ce labo, je l’ai conçu, ajusté, perfectionné au fil des années. Il était le reflet de ma patience, de ma curiosité, et de ce plaisir simple de créer avec mes mains.

Puis, il y a une vingtaine d’années, la photographie a basculé dans une ère plus « intellectuelle ». L’arrivée du numérique a progressivement effacé une partie de cette dimension artisanale qui me plaisait tant. L’aspect manuel, le contact avec la matière, le temps long de la création… tout cela m’a fini par manquer.

J’ai d’abord tenté de combler ce vide en travaillant le bois. Mais cette matière, aussi noble soit-elle, exige un espace que je n’ai pas. Alors, j’ai cherché autre chose. Un jour, une nouvelle passion est née : l’escrime historique. J’ai eu envie d’apprendre à me servir des épées, mais pas n’importe lesquelles. Celles du Moyen Âge, celles de la Renaissance, comme celles des mousquetaires. Et très vite, une question pratique s’est posée : comment les transporter ? J’avais besoin d’un sac, d’un étui, quelque chose de solide, d’esthétique, et surtout à ma mesure.

C’est là que tout a commencé. J’ai eu une révélation : « Et si je le faisais moi-même… en cuir ? »
J’ai trouvé un grand collet chez un cordonnier bruxellois. Puis, après quelques recherches, j’ai découvert des fournisseurs qui partagent ma passion pour l’excellence et l’authenticité. Esprit Cuir, tenus par Éric Deneken, est devenu ma référence pour ses outils de qualité, indispensables à un travail précis. Chez Déco Cuir, j’ai trouvé une sélection de peausseries variées et accessibles, parfaites pour mes projets les plus créatifs. Enfin, la tannerie Radermecker m’a séduit par ses cuirs en tannage végétal, alliant tradition, durabilité et respect de l’environnement. Leurs matières, leur savoir-faire et leur passion pour le cuir ont été une source d’inspiration inépuisable.

Aujourd’hui, le cuir est devenu bien plus qu’un simple matériau pour moi. C’est un retour aux sources, une façon de renouer avec ce besoin viscéral de travailler avec mes mains, de créer des objets uniques, utiles, et chargés de sens. Chaque pièce que je réalise est une histoire, une expérience, un apprentissage. Et si je ne suis pas professionnel, chaque couture, chaque finition, chaque choix de matière est le fruit d’une attention minutieuse et d’une passion sans compromis.

Ce site est le reflet de cette aventure. Vous y trouverez mes créations, bien sûr, mais aussi et surtout l’histoire qui se cache derrière chacune d’elles.