En fait, je ne me suis pas remis à travailler le cuir par accident: j’ avais besoin d’ un sac qui pourrait contenir au moins deux épées, mon masque d’ escrime, en version AMHE, plus des vêtements.
Ceux proposés par des boutiques spécialisées en articles de sport étaient… moches et cher, pour du moche.
J’ avais besoin de ce sac, parce qu’ il paraît que ce n’ est pas légal de les transporter au vu de tous, même si les policiers croisés étaient plus amusés ou, certains, fascinés par la beauté des objets.
L’ idée m’ est donc venue de le faire en cuir et je me suis lancé dans l’ aventure la fleur au fusil, avec un minimum d’ outils: des aiguilles, du fil, une alène, et… un simple cutter.

A la recherche de cuir

Pour le cuir, j’ avais une adresse à Bruxelles. Après avoir un peu fouillé dans son stock, ses cuirs étaient quelque peu empilés les uns sur les autres, j’ ai fini par dénicher deux grands collets épais.
Deux collets parce que vous devez imaginer un cône dont la hauteur avoisine 1,60m, ce qui nécessite de le réaliser en deux parties, avec une couture à mi-hauteur.

Travailler ce cuir, oui, mais….

Donc, me voilà parti avec mon cuir, à le découper avec un cutter pour papier à dessin. J’ ai vite décidé d’ ajouter un couteau digne de nom, le bien connu « demi-lune », du moins pour ceux qui travaillent le cuir.
Une fois coupées, il a fallu assembler par une couture ces deux pièces: elle devait bien faire un mètre de long, avec des point à une distance les uns des autres d’ un peu moins d’ un demi centimètre.

Mes erreurs

Première erreur: je me suis lancé dans cette couture, et la suivante, sans coller les pièces pour éviter qu’ elles ne bougent.
Deuxième erreur: il y a une méthode pour coudre, méthode que j’ ai totalement ignorée.

Ma première couture sur cuir

Imaginez moi, assis dans mon fauteuil, le seul endroit où j’ avais assez de place pour travailler, occupé à assembler ces pièces qui n’ arrêtaient pas de glisser, puisque non collées. J’ avais bien marqué mes points avec une petite roulette dédiée, mais soit je perçais les points sur chaque pièce et les trous n’ étaient jamais au bon endroit, soit je coinçais les bords avec des pinces, en faisant attention de ne pas marquer le cuir, et je faisais mon trou d’ un seul coup, en espérant que mes aiguilles trouvent le chemin de la sortie.
Bref, après de nombreux jurons, j’ ai fini par avoir mon sac, mais je le trouvais un peu nu.

Et un peu de gravure sur cuir

Donc, j’ ai pensé “et s’ y j’ y ajoutais mon logo de photographe en l’ y gravant”. De nouveau, la fleur au fusil, j’ ai commandé la base du matériel et me suis lancé dans l’ aventure.
Sauf que… cela se fait avant de monter les pièces. Pour avoir un bon rendu de frappe. J’ ai finalement trouvé la solution: une grosse plaque de bois glissée dans le sac. Et, même si ce n’ est pas la meilleure surface pour cela, j’ y suis arrivé, plus ou moins.
Et, donc, fin du premier épisode.

Conclusion

Vous vous demandez sûrement pourquoi j’ ai commencé par une si grande pièce? La raison pourrait être que, chez moi, débuter par un truc compliqué est une sorte d’ habitude, mais également que j’ ai l’ habitude de commencer ce par quoi j’ ai le plus besoin, donc le travail du cuir n’ a pas échappé à cette dernière.
Hormis que j’ aie tout fait à l’ envers et de manière peu réfléchie, je suis arrivé à un résultat honnête.

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